Ce n’est que le début… ou alors une suite…

Il faut dégraisser le mammouth.
Sûr qu’avec une moyenne de 22 élèves par enseignant en primaire, on peut augmenter le nombre d’élève par classe.
Je pense que le calcul fait fut le suivant : nombre d’élèves divisé par le nombre de profs.
C’est basique, mais ça marche.

Je pense que dans ce compte, on n’a pas pensé à enlever les personnes qui ne sont pas de facto dans une classe mais qui permettent à l’éducation nationale de se maintenir peu ou prou à flot, à savoir :
– les directeurs déchargés totalement ou partiellement,
– les conseillers pédagogiques,
– les membres de RASED (enfin, ce qu’il en reste)…

Alors forcément, avec un nombre comme ça, nos dirigeants peuvent parler de suppression des postes.
Déjà l’an dernier il y avait des conséquences : les étudiants ayant obtenu le concours mis devant une classe, sans avoir eu une vraie formation, ceux à qui on avait promis « au moins deux semaines » de formation se sont retrouvés avec 3 jours, suppression de la formation continue des enseignants (stages) à cause du manque de remplaçants…
Bref, un gros bazar déjà.

Là, nous sommes le… heu…2 septembre, non ?
Et bien là, dans notre département, les personnes qui sont à 3/4 temps ne seraient pas complétées. Donc, les élèves auraient 3 jours de classe sur 4.
Pourquoi ? Parce qu’il n’y aurait personne pour compléter les enseignants titulaires.

La solution qui serait envisagée nos instances dirigeantes ? Attendre la rentrée étudiante en OCTOBRE pour proposer à des étudiants (master 1? master 2?) de compléter à l’année les titulaires.  Mais on complèterait en 1er les enseignants en élémentaire, hein, parce que les maternelles, est-ce si important ?

Donc, pour dégraisser le mammouth, on ne complète pas les enseignants à 3/4 temps, ça fait gagner des soussous !

Et les élèves là-dedans ?… 😦