Rentrée

Voilà, c’est fait.
2 semaines que nos chères têtes blondes (et moins blondes) ont repris le chemin de l’école.
2 semaines que nous appliquons cette réforme tant voulue et attendue : le passage aux 4.5  jours !

Enseignant dans une « commune rurale », notre maire a donc décidé de regrouper les activités péri-scolaires sur une demi-journée. Donc, les élèves ont 3 journées de 6 heures et deux matinées de 3 heures (si je calcule bien, ça fait 8 demi-journées, comme avant, hein…).
Du coup, nous sommes obligés de faire les APC les jours où nous n’avons que les matinées, parce que sinon, ça fait trop pour les élèves.
Les activités péri-scolaire ? Ben, je vous avoue que je n’en sais rien. Beaucoup de parents sont venus nous voir « Comment ça fonctionne ? Où on les récupère ? Et comment… » Perso, je leur réponds que je n’en sais rien, mais que surtout cela n’a rien à voir avec moi mais avec les animateurs recrutés par la mairie, et qu’il faut donc voir directement avec eux. Bien sûr, ça agace les parents que les enseignants ne daignent pas se renseigner pour eux. D’un autre côté, je ne suis pas payée par la mairie, j’ai déjà bien assez à faire avec toutes les demandes institutionnelles.

Côté rythmes, je pense que les enfants sont un peu fatigués en fin de semaine, mais bon, on va attendre encore un peu, j’veux pas être mauvaise langue avant d’avoir vraiment testé… Mais une chose est sûre,  je fais la sieste dès que je peux.

Sinon, une amie a sa fille en petite section. Dans sa ville, les activités sont regroupées sur deux jours. Donc, les mardis et les jeudis, la petite est réveillée à 15h15 pour pouvoir faire les activités. Activités qui consistent à faire du coloriage, ou à jouer dans la cour de récréation. Et pour cela, on demande une participation financière.
Sa réaction, au bout de 2 semaines ? « Si j’avais su ce qui nous attendait, j’aurais inscrit ma fille dans le privé. »

Voilà où nous en sommes.

L’école publique va perdre des élèves, car les écoles privées sous contrat ne sont pas soumises à l’obligation de faire classe 4.5 jours. Et dire que c’est un gouvernement socialiste qui a mis ça en place… J’en reste pantoise !

Done

Voilà,  c’est fini.
La rentrée est derrière nous.

Aujourd’hui, j’ai revu mes anciens élèves. Certains sont venus directement me voir, en réclamant un bisou, d’autres m’ont snobée ! Ah, quels ingrats, ces petits ! 🙂

Sinon, ma classe a l’air « sympa », mais je vais avoir bien du boulot, entre mes différents Dys-, des terribles (2 minimum), des qui ne savent pas trop ce qu’ils font en CE2.

Une bonne journée de rentrée. J’attends la suite.

Rentrée

J-2.
J-2 avant une nouvelle année, de nouveaux élèves (ça va faire 2 ans que ça ne m’est pas arrivé, puisque j’avais gardé mes élèves l’an dernier.).
Et ces élèves, d’ailleurs, je vais en avoir 26 ou 27. Et sur ces 26 ou 27, environ une dizaine sont en difficulté voire en grande difficulté. Et ça, c’est nouveau.

Dans le quartier où j’enseigne, les enfants en difficulté ne sont pas « la norme ». Pour preuve, nous avons eu droit l’an dernier à 2 heures de présence par semaine de la maîtresse E.
Mais justement, dans ce quartier, les enfants en difficulté le ressentent d’autant plus mal, parce qu’ils se retrouvent en aide personnalisée, alors que les copains sont en train de jouer ; parce qu’ils se rendent bien compte que je les prends en petit groupe, au fond de la classe, alors que les copains se débrouillent seuls, et vont 3 fois plus vite qu’eux. Et fatalement,  lorsqu’ils comparent leur livret d’évaluation avec les copains, ils voient que le fossé est grand entre eux.
Mais comme nous sommes dans un quartier avec des parents en « CSP+ », alors notre hiérarchie se dit qu’on a moins besoin d’aide et renforce les aides là où il y en encore plus besoin.
Je le comprends. Mais pour moi, cette lente progression, on la doit à la politique drastique de suppression de postes, pardon, de non remplacement de postes.

En effet, quand nos avions un RASED complet, il y a encore 6 ans de cela, les élèves étaient pris plus souvent en petits groupes, par une enseignante spécialisée, qui savait plus justement comment faire.
Mais la sacro-sainte « aide personnalisée » a été mise en place. Nous allions pouvoir aider les élèves en difficulté passagère. Ben oui, mais comme nous n’avions plus de RASED,  aurait-il fallu laisser choir les élèves en grande difficulté ?
Et ce qui devait arriver arriva ! Les élèves en grande difficulté ont été aidé, ceux en difficulté passagère oubliés, se retrouvant en grande difficulté.

Il va falloir qu’on repense l’école, quand même, non ?…

Pré-rentrée

Et voilà.
Après avoir bossé durant plusieurs jours seule, devant mon ordi, ce qui devait arriver arriva : le 1er septembre, jour de pré-rentrée.

Voilà, c’est fait, la rencontre avec ZEBIGBOSS a eu lieu.

ZEBIGBOSS précédent avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de défauts, mais au moins une qualité (et sûrement d’autres, hein, mais je n’étais plus très objective après un certain nombre de petites crasses dont ZEBIGBOSS avait le secret…) : il arrivait en réunion en l’ayant préparée.

Ce matin fut… comment dire… de mauvais augure ?
Arrivée en avance, elle me fait remarquer que je suis en retard. Oui, enfin bon, comment dire : je suis la seule à être présente… Je suis donc en avance, pas en retard, chef… Ça commence mal, non ?
Ensuite, on commence par un café… C’est sympa, c’est sur, mais on a quand même du boulot, et passer 45 minutes à discuter le bout de gras, on peut le faire pendant la pause méridienne, non ?

Quant à la réunion en elle-même : nous avons fait le point sur les inscriptions, les modifications sur les listes… Ah, ben zut, où sont-elles passées ces listes ? Après 3 minutes de fouilles intensives, il a bien fallu se rendre à l’évidence : elles ne sont pas là, il faut retourner les chercher… Regards dépités entre nous.
Ensuite, elle n’avait rien préparé, rien anticipé : ZEBIGBOSS s’est contentée de reprendre le fil conducteur de la réunion de rentrée de l’an dernier (sans même l’avoir lu au préalable, soit dit en passant).
Pour finir, elle n’avait rien préparé en ce qui concerne les feuilles à photocopier pour les élèves : pas de fiche de renseignement, pas de fiche d’inscription pour l’étude, la garderie, les activités périscolaires…
Bref, 3 heures de pré-rentrée pour… pas grand chose en fait.

On sait ce que l’on perd,  on ne sait jamais ce que l’on gagne ! 😦

C’est fait…

L’an dernier, cela avait été un peu plus « précoce », vers fin juillet je crois.

Cette année, ce fut dans la nuit du 9 au 10 août… Le « cauchemar » de rentrée.
Sauf que ce ne fut pas un vrai cauchemar, mais un rêve un peu tourmenté, où je me faisais inspecter le jour de la rentrée, mais comme je connaissais mes futurs élèves, nous étions déjà au boulot et l’inspecteur ne pouvait pas me dire que je ne faisais rien…

On verra ce qu’il me dira, lors de ma « véritable » inspection, qui devrait se dérouler à partir de janvier…