Done

Voilà,  c’est fini.
La rentrée est derrière nous.

Aujourd’hui, j’ai revu mes anciens élèves. Certains sont venus directement me voir, en réclamant un bisou, d’autres m’ont snobée ! Ah, quels ingrats, ces petits ! 🙂

Sinon, ma classe a l’air « sympa », mais je vais avoir bien du boulot, entre mes différents Dys-, des terribles (2 minimum), des qui ne savent pas trop ce qu’ils font en CE2.

Une bonne journée de rentrée. J’attends la suite.

Rentrée

J-2.
J-2 avant une nouvelle année, de nouveaux élèves (ça va faire 2 ans que ça ne m’est pas arrivé, puisque j’avais gardé mes élèves l’an dernier.).
Et ces élèves, d’ailleurs, je vais en avoir 26 ou 27. Et sur ces 26 ou 27, environ une dizaine sont en difficulté voire en grande difficulté. Et ça, c’est nouveau.

Dans le quartier où j’enseigne, les enfants en difficulté ne sont pas « la norme ». Pour preuve, nous avons eu droit l’an dernier à 2 heures de présence par semaine de la maîtresse E.
Mais justement, dans ce quartier, les enfants en difficulté le ressentent d’autant plus mal, parce qu’ils se retrouvent en aide personnalisée, alors que les copains sont en train de jouer ; parce qu’ils se rendent bien compte que je les prends en petit groupe, au fond de la classe, alors que les copains se débrouillent seuls, et vont 3 fois plus vite qu’eux. Et fatalement,  lorsqu’ils comparent leur livret d’évaluation avec les copains, ils voient que le fossé est grand entre eux.
Mais comme nous sommes dans un quartier avec des parents en « CSP+ », alors notre hiérarchie se dit qu’on a moins besoin d’aide et renforce les aides là où il y en encore plus besoin.
Je le comprends. Mais pour moi, cette lente progression, on la doit à la politique drastique de suppression de postes, pardon, de non remplacement de postes.

En effet, quand nos avions un RASED complet, il y a encore 6 ans de cela, les élèves étaient pris plus souvent en petits groupes, par une enseignante spécialisée, qui savait plus justement comment faire.
Mais la sacro-sainte « aide personnalisée » a été mise en place. Nous allions pouvoir aider les élèves en difficulté passagère. Ben oui, mais comme nous n’avions plus de RASED,  aurait-il fallu laisser choir les élèves en grande difficulté ?
Et ce qui devait arriver arriva ! Les élèves en grande difficulté ont été aidé, ceux en difficulté passagère oubliés, se retrouvant en grande difficulté.

Il va falloir qu’on repense l’école, quand même, non ?…

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